La poésie aux XIXe et XXe siècles

De VdAWiki.

Critiques et spécialistes de la littérature valdôtaine s’accordent généralement pour indiquer les deux décennies comprises entre 1820 et 1840, en tant que période de naissance de la poésie en Vallée d’Aoste. Augusta Corte Christillin, dans son Panorama des poètes du Val d’Aoste, soutenait qu’« avant 1820 aucune voix vraiment poétique ne se fit entendre dans notre Vallée », ce qui rendait extrêmement difficile la reconstruction d’« une histoire de la poésie valdôtaine à partir du Moyen Âge ou même seulement du XVIIe ou du XVIIIe siècle ». Ce travail de reconstitution a été mené à bien par Lin Colliard qui, dans son étude concernant La Culture valdôtaine au cours des siècles, a retracé les étapes allant de la naissance jusqu’à l’affirmation et à la floraison du mouvement poétique valdôtain.


La Pléiade valdôtaine

L’éclosion rapide de la poésie en langue française, au cours de la première moitié du XIXe siècle, correspond essentiellement à l’essor du mouvement romantique. Les compositions poétiques présentent des thèmes souvent liés à des valeurs traditionnellement bourgeoises, telles qu'un certain rigorisme social et moral et un amour viscéral pour le pays. Parmi les auteurs les plus connus nous pouvons rappeler Léon-Clément Gérard, autour duquel se réunirent un groupe de poètes que les critiques ont désormais convenu de nommer la « Pléiade valdôtaine » : Ferdinand Bochet, Alcide Bochet, Augustin Vagneur, Joseph Alby, Eugène Pignet et Félix Orsières.


Voix féminines

La production poétique en langue française voit une présence significative de femmes poètes. Le nombre de voix féminines dans le panorama littéraire valdôtain du XXe siècle est tellement important que les critiques parlent de « matriarcat poétique ». Parmi les poétesses valdôtaines figurent Candide Réan, Sœur Scholastique, Herminie Gerbore, Marie-Palmyre Arbaney, Armandine Jérusel, Eugénie Martinet, Césarine Binel, Anaïs Ronc-Desaymonet, Irène Bibois, Teresa Charles, Irma Bonfillon, Viviane Fava, Gisèle Bovard, Daniela Désandré et Jolande Stévenin.


Un trait distinctif de la production poétique valdôtaine réside dans une exaltation du sol natal, avec sa langue et ses traditions, exaltation qui se traduit en une attitude constante à peindre le paysage alpin et la nature, dans toutes ses nuances.

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